Rivista d'Italia in 1913: Serbian soldiers would stab Albanian pregnant women, impale fetuses, bayonet civilians, and rape women in front of their husbands

Rivista d’Italia en 1913 : Des soldats serbes poignardaient des femmes enceintes albanaises, empalaient des fœtus, tuaient des civils à la baïonnette et violaient des femmes devant leurs maris.

« Les Serbes – plutôt des monstres que des hommes » – citation extraite de la publication.

Extrait de la Rivista d’Italia en 1913 :

En effet, ce qui est aujourd’hui la Serbie était autrefois l’Illyrie, et la relation entre Illyriens et Albanais est comparable à celle de pères et de fils. De ce fait, les Albanais devraient ordonner aux Serbes de « veteres migrate coloni » (« vieux colons, partez »). Mais ce n’est pas tout. Si la Serbie fonde ses revendications excessives sur un simple bilan comptable, elle est doublement dans l’erreur, car la bande de terre entre Leskovac (en Albanie) et Nish (au cœur de son propre territoire) est majoritairement peuplée d’Albanais.

La Serbie devrait donc restituer ce qui lui a été indûment pris plutôt que de tenter de reconquérir un territoire qui ne lui a jamais appartenu durablement. Ses prétendus droits historiques n’ont aucune valeur. Les Serbes affirment qu’au Moyen Âge, l’Albanie était une province de l’Empire serbe. C’est vrai, dans une certaine mesure.

Mais tout d’abord, si toutes les terres détenues par les ancêtres devaient revenir à leurs lointains descendants, le nom serbe devrait disparaître de la surface de la terre ; leur petit royaume devrait être rendu aux Albanais — qui l’ont occupé depuis les temps protohistoriques jusqu’au VIe siècle après J.-C. — ou à tout le moins à l’Italie, siège de l’Empire romain, dont la Mésie faisait partie, jusqu’à l’émergence du royaume serbe.

Deuxièmement, l’Albanie n’a été une province serbe que pendant six ans.

Vers 1350, l’Empire byzantin, assailli d’un côté par les Albanais et déchiré de l’autre par la guerre entre l’héritier Jean Paléologue et le régent Jean Cantacuzène, était au bord de l’effondrement. Profitant de cette situation, les

Le roi serbe Stefan Dušan conquit toute l’Albanie et l’Épire, s’étendant jusqu’à Arta et le golfe de Corinthe ; il occupa la Thessalie et la Macédoine et se fit couronner à Skopje (Usküb) empereur de Roumanie, de Slavonie et d’Albanie. Pourtant, après la mort de Stefan Dušan vers 1357, l’empire serbe – pour reprendre les termes de l’historien Cantakouzenos – se brisa en mille morceaux.

C’est donc sur la base d’un règne de seulement sept ans que les Serbes revendiquent leurs droits historiques sur l’Albanie. Quels autres droits possèdent-ils sur cette nation ? Le droit de conquête. Or, les Serbes n’ont conquis qu’une bande de terre s’étendant de Mitrovica, en passant par Gjakova et Tirana, jusqu’à Durrës – des terres qu’ils seraient contraints d’abandonner par la volonté de l’Europe, conformément au principe qu’ils avaient eux-mêmes accepté : « les Balkans aux peuples des Balkans ».

De plus, par cette conquête, les Serbes ont déshonoré leur propre nom ; les atrocités qu’ils ont commises contre des populations pacifiques et désarmées ont surpassé celles commises vingt ans plus tôt par les Turcs contre les Arméniens — atrocités pour lesquelles le sultan Abdul Hamid a été qualifié à juste titre par Gladstone de « Grand Assassin ».

À Pristina, Usküb, Gjakova et dans bien d’autres localités, des citoyens paisibles furent fauchés par les baïonnettes serbes en pleine rue ; d’autres furent massacrés chez eux alors qu’ils cherchaient refuge face à la sauvagerie serbe ou imploraient la pitié ; d’autres encore furent faussement accusés de collusion avec les Turcs et furent publiquement exécutés sans même un semblant de procès.

Des femmes furent violées sous les yeux de leurs maris. Des frères et des pères, enchaînés, furent contraints d’assister au massacre de leurs proches, impuissants à les défendre ; des femmes enceintes furent éviscérées et leurs fœtus empalés sur des lances ; des enfants furent transpercés de baïonnettes ; des villages furent incendiés et détruits. Vingt-cinq mille Albanais furent massacrés par la horde de soldats serbes.

Quiconque lit le rapport du Reichspost est horrifié par les atrocités sauvages commises par les Serbes – des monstres plutôt que des hommes, des brutes plutôt que des conquérants, indignes de la communauté humaine. De plus, le droit de conquête ne peut être invoqué ici : au moment de la conquête, l’Albanie n’était plus une province ottomane mais un État autonome – un statut octroyé par la Sublime Porte avec l’accord des Grandes Puissances.

En revendiquant des droits de conquête sur Durrës, les Serbes violent le droit international. Leurs arguments économiques pour s’emparer de la ville sont irrecevables, car ils créeraient un précédent que toutes les puissances avides d’Europe exploiteraient par tous les moyens. Ils n’ont pas le droit de s’emparer d’un territoire simplement parce qu’ils ont besoin d’un accès à la mer pour développer leur commerce et assurer la prospérité de leur nation.

Source

Rivista d’Italia 1913. Maison d’édition Dante Alighieri. Université de Californie. ANNÉE XVI. ENJEU I. Propriété littéraire et artistique. ROME 17. PIAZZA CAVOUR. p. 372

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